C’est dans ce contexte que Dominique Fortin, alors DRH du Groupe, et Jean Kaspar, Conseiller en stratégies sociales et ancien Secrétaire Général de la CFDT, ont l’idée de constituer un petit groupe de réflexion informel sur les « exigences sociales de la mondialisation » auquel sont associés des DRH et plusieurs syndicalistes, experts et universitaires internationaux.

Rome, janvier 2000

Avec l’appui de Suez, un premier symposium se tient à Rome en janvier 2000 sur ce thème. Il réunit près de 200 acteurs internationaux venant des entreprises, des syndicats, des associations, des universités et du monde politique. Parmi ceux-ci :

  • Javier ANTON MAGUREGUI, Directeur des Ressources Humaines du Groupe CESPA
  • Jean-Pierre BASILIEN, Directeur des Ressources Humaines chez Aventis
  • Georges BROWN, Directeur des Ressources Humaines chez SITA
  • Jan CREMERS, Ancien Secrétaire Général de la Fédération Européenne des Travailleurs du Bâtiment et du Bois, président de la GBIO
  • William KORNBLUM, Professeur de Sociologie à la City University of New York
  • Juan-Luis LINGERI, Secrétaire Général du Sindicato Gran Buenos Aires de Trabajadores de Obras Sanitarias
  • Jean-Jacques MASSART, Directeur de la Communication et des Ressources Humaines de la Société Générale de Belgique
  • Muriel MORIN, Directeur à la Direction des Ressources Humaines de Suez
  • Stéphanie NGUYEN QUI, chargée de mission à la Direction des Ressources Humaines de Suez
  • Carlos RIOS, Secrétaire-adjoint du Sindicato Gran Buenos Aires de Trabajadores de Obras Sanitarias
  • Bruno TRENTIN, Député européen, Ex-Secrétaire Général de la Confederazione Generale Italiana del Lavoro

 

La pertinence des réflexions engagées à Rome, la richesse des débats amènent Gérard Mestrallet, Président de Suez, à proposer la création d’une association autonome ouverte à toutes les parties prenantes et écoles de pensée.

L’OSI voit le jour en décembre 2000 et regroupe une centaine de partenaires dans le monde.

 

L’Observatoire Social International est né sur la base de deux grandes intuitions.

La première intuition était de considérer que, s’il voulait être perçu positivement par les populations à travers le monde, le processus de mondialisation ne pouvait pas se limiter aux seules sphères financières et économiques. Les dimensions sociales et culturelles devaient être bien mieux prises en compte, faute de quoi la mondialisation apparaîtrait exclusivement comme un ensemble de risques et non d’opportunités pour la très grande majorité des femmes et des hommes. La mondialisation doit se construire sur les deux pieds : l’économique ET le social.

La deuxième intuition était liée au fait que seules des stratégies de coopérations entre les acteurs (politiques, économiques, sociaux, culturels, associatifs et universitaires) étaient de nature à permettre l’émergence des bonnes réponses aux multiples défis auxquels la mondialisation nous oblige à faire face. Il s’agit là d’un renversement culturel indispensable si nous voulons répondre aux exigences sociales de la mondialisation. Cette dernière nous oblige à sortir de nos schémas de pensée, à créer les conditions permettant de mettre en œuvre des partenariats multiformes.

Le fonctionnement de l’OSI et sa façon de travailler repose sur cette double intuition.

 

delegations

Découvrez les différentes délégations de l'OSI à travers le Monde