L’Association est née le 6 décembre 2000 à Rome

Elle a pour objet de :

  • Contribuer activement à une réelle intégration de la dimension sociale, éthique et environnementale dans le processus de mondialisation.

Pour concilier la nécessaire efficacité économique et les exigences de cohésion sociale, le développement des partenariats et le renforcement du dialogue social sont des conditions essentielles ;

  • Mettre en œuvre, créer et animer des réseaux internationaux ouverts à des personnes physiques ou morales du monde économique, syndical, institutionnel, politique, associatif et universitaire ;
  • Initier et structurer des échanges et réflexions conformes à l’ambition de l’Association ;
  • Proposer des orientations et mener des actions et expérimentations concrètes ;
  • Tirer des enseignements de ces réalisations ;
  • Promouvoir et partager les initiatives par tous les moyens adaptés.

L’OSI s’inscrit totalement dans la dynamique de l’Économie Positive parce que l’économie n’est pas une fin en soi. Elle est un moyen permettant de créer des biens ou des services pouvant contribuer au progrès de toute l’humanité, à la préservation de notre environnement, et au bien être matériel, humain, culturel et spirituel des hommes et des femmes qui constituent la richesse la plus précieuse de ce monde que les générations précédentes nous ont laissé en héritage. Une telle vision implique une véritable révolution culturelle de nos modes de pensées, de nos pratiques sociales, économiques et politiques. Cette révolution culturelle nous oblige à sortir des démarches où le court terme l’emporte sur le long terme, où l’efficacité est jugée à la seule aune de la rentabilité financière, où le bonheur d’une existence se limiterait à la possession des seuls biens matériels. Elle implique aussi de refuser l’idée que seule une avant-garde éclairée (intellectuelle, politique, économique ou sociale) aurait la capacité et le droit de dessiner notre avenir. Nous sommes convaincus que l’économie positive porte en elle une part de pari pascalien. Le pari d’une vision positive de l’Humain où si nous le voulons et si nous savons nous en donner les moyens le positif peut l’emporter sur le négatif, l’altruisme sur l’égoïsme, l’intérêt général sur l’intérêt particulier.

CONCRÈTEMENT QUELS SONT LES TERRAINS SUR LESQUELS NOUS TRAVAILLONS ?

Sans couvrir la totalité de notre champ de réflexion et d’actions, je me permets de vous faire part de 4 pistes sur lesquelles notre association travaille et qui contribuent à nos yeux à l’émergence de l’économie positive :

1/

Favoriser une nouvelle conception de l’entreprise L’entreprise ne peut plus être vue comme un simple lieu de production d’un bien ou d’un service, un lieu de production de richesse. Elle est fondamentalement un système d’organisation où coexistent de multiples acteurs : les actionnaires, les dirigeants, les managers, les employés, les ouvriers, les techniciens. L’ensemble de ces acteurs contribue au développement de l’entreprise. L’entreprise est donc d’abord une communauté d’hommes et de femmes qui, exerçant des responsabilités différentes, mettent en commun leur intelligence, leurs compétences, leurs expertises pour produire un bien et un service, pour produire de la richesse. La gestion d’une entreprise consiste donc à trouver un point d’équilibre entre des logiques multiples: économiques, financières, sociales, techniques, culturelles. Pour que ce point d’équilibre soit le plus pertinent possible deux conditions sont à remplir. Aucune logique ne doit s’imposer comme un absolu. Aucune de ces logiques, ne doit être ignorée dans l’élaboration de la stratégie de l’entreprise.

2/

Développer des stratégies de coopération entre toutes les parties prenantes Dans le passé, englués dans nos croyances, nos convictions ou nos certitudes nous avons construit trop de murs, alors que nous devons construire des ponts. La coopération s’impose parce qu’elle est indispensable pour faire face à la complexité et la diversité des situations. Elle s’impose parce qu’aucun des acteurs n’est capable à lui seul de résoudre les questions de l’emploi, du changement du travail, du nécessaire recul de la pauvreté et des nouvelles formes d’exclusion. Elle s’impose parce qu’elle est seule capable de redonner confiance à des salariés et aux citoyens qui prennent de plus en plus de distance face à une certaine « impuissance » des institutions qui ont, à leurs yeux, trop tendance à s’enfermer dans leurs certitudes et leur absolutisme organisationnel.

3/

Une nouvelle approche du travail La question du travail doit être repensée, au regard des mutations et des transformations qui s’opèrent du fait des nouvelles perspectives qu’ouvrent par exemple la robotique et le numérique. En effet dans l’industrie, des machines s’avèrent capables d’accomplir de plus en plus des tâches confiées à des hommes ou des femmes dans les entrepôts, les magasins, les voitures ou les gares. Les distributeurs et la caisse automatique remplacent guichetiers ou caissières, les chariots autonomes et les drones intelligents s’invitent dans la logistique. Des camions sans chauffeur sont à l’essai aux États-Unis, certains imaginent que les taxis rouleront sans chauffeur comme des métros automatiques. Les centres de tri du courrier sont de plus en plus automatisés. Le garagiste est équipé d’un ordinateur pour déceler la panne. L’on pourrait allonger la liste des exemples. Les robots ne se contentent plus de reproduire les gestes humains, ils deviennent des compléments à l’intelligence humaine, des auxiliaires de notre cerveau.

4/

Contribuer à construire des pensées politiques, économiques, sociales et culturelles en évolution Enfin, autres pistes et non des moindres l’OSI souhaite contribuer à faire évoluer nos modes de pensée pour les inscrire dans le mouvement, dans l’évolution multiforme du monde. Cette évolution est nécessaire pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et les transformations et mutations qui s’y opèrent. Nos pensées sont trop souvent prisonnières de nos cultures, de nos croyances, de nos convictions politiques, sociales ou de nos raisonnements purement économiques ou financiers. Cette question pose bien évidemment celle de l’école, de nos modes de formation, de la nature des rapports à autrui, de la conception que l’on a de l’autorité et plus largement du pouvoir.

 

EN Bref

L’observatoire Social International en agissant concrètement autour de ces axes et bien d’autres comme celui de la santé au travail, des formes de management, de la responsabilité sociale des entreprises, veut apporter sa pierre à la construction d’une économie positive. Elle peut faire émerger ce qu’il y a de plus beau dans l’humain: l’altruisme, la générosité, la bienveillance et la fraternité. Nous sommes convaincus que l’économie positive constitue la révolution mobilisatrice dont le monde a besoin pour ce troisième millénaire.